La vie en Ville

L’Empire d’Ebène compte de nombreuses cités sur son territoire. Certains avancent même qu’elles seraient les plus belles du monde, du moins les plus riches. Cerclées de hautes murailles, ces villes rassemblent marchands et bourgeois, citoyens fortunés et humbles artisans. Tous viennent y chercher une protection et une position sociale que seules les plus grandes villes peuvent offrir. Ces centres urbains offrent à tous de vastes marchés et foires qui débordent de produits de qualités. Ces marchandises arrivent des quatre coins du monde. Les [villages] aux alentours y viennent tenir étal et vendre leurs productions. Les nouvelles et les arts y circulent. Tout cela est placé sous la surveillance de la milice, qui veille aux bonnes relations entre marchands et clients. Ces hommes et femmes au service de l’Empire tiennent en respect tous les potentiels fauteurs de troubles.

[L’Empire comme rempart de la civilisation]


Le maillage des villes impériales

Illustration Cité Impériale

Les cités de l’Empire d’Ébène sont parmi les plus riches au monde. (Panda)

La majeure partie des villes de l’Empire sont implantées le long du Nébra ou de l’un de ses affluents. Cette proximité d’un cours d’eau est primordiale pour relier ces villes à leurs voisines. Nombre des marchandises d’Ebène voyagent ainsi par bateau et circulent de port en port. Mais chaque ville compte avant tout sur les villages avoisinants pour la fournir en nourriture et produits du quotidien. Ils forment un réseau à l’intérieur duquel les marchandises circulent rapidement et où chacun approvisionne son prochain. Chaque village compte ainsi un ou deux artisans, qui un forgeron, qui un vannier, qui s’en vont vendre leur production de marchés en marchés. Ces petits producteurs parcourent ainsi tout le duché où ils vivent et participent à l’économie locale autant qu’à la vie des gens du cru. De temps à autres, les villes les plus importantes organisent de grandes foires qui rassemblent toutes les productions locales. Ces événements attirent plusieurs milliers de commerçants qui viennent y négocier à bas prix et établir les relations commerciales des années à venir. Ces cités impériales rayonnent dans les duchés environnants et provoquent de vastes flux commerciaux. Toutes les capitales ducales sont ainsi reliées les unes aux autres.


La vie de tous les jours

La vie suit son cours immuable dans les cités impériales où la routine n’est troublée qu’en de rares occasions. Les gardes et la milice y veillent ! Les foires et jours de marchés sont encadrés par de nombreux hommes en armes et bien fou serait celui qui s’y risquerait à voler la bourse d’un bourgeois. Si les rues de Sifalle sont les plus sûres de l’Empire, il vaut tout de même mieux se méfier en arpentant celles de Faille-Braise. Cette cité reste connue comme lieu de naissance de la fameuse Guilde de l’Ombre, quoique cela ne soit peut-être qu’une légende urbaine. Dans la plupart des grandes cités, un couvre feu est instauré à la nuit tombée. Si les citoyens les plus braves peuvent tout de même y circuler dans le noir, ils doivent signaler leur déplacement en portant avec eux une lanterne allumée. Ainsi, les patrouilles sont capable de vous surveiller. Gare à celui qui se déplacerait dans les ombres. De nombreux duchés comptent dans leurs coutumes des punitions pour ceux soupçonnés d’être des égorgeurs nocturnes ou d’intrépides cambrioleurs. Toutes les cités par contre ferment leurs portes et invitent les voyageurs nocturnes à revenir tenter leur chance au petit matin.


Illustration Sifalle centre

Sifalle, capitale impériale et plus grande ville du monde connu.


Entre boutiques et artisans renommés

Les rues des villes impériales sont souvent étroites mais pullulantes de marchands et de badeaux. L’ambiance et l’odeur qui s’en dégagent sont typiques. Si des processions sont organisées régulièrement par les prêtres de Dracaelys, l’encens ne couvre qu’un moment cet amalgame de sueur, de viande faisandé et de senteurs exotiques. A l’ombre des maisons à encorbellement, faites de pierres, de murs en torchis et de colombages en bois, s’alignent boutiques et ateliers. Chacun y a pignon sur rue, et les maisons des rues marchandes voient leur valeur immobilière décoller. Dans ces rues, des volets s’ouvrent au petit matin pour disposer à la vue des passants les productions et marchandises à vendre. Ces étals permettent aux boutiquiers de vendre sans avoir à quitter des yeux leurs stocks en arrière-boutique. Ces magasins sont dans certaines villes alignés sous des arcades, pour permettre aux clients de circuler à l’abri les jours de mauvais temps. C’est le cas de certaines rues de la capitale mais aussi à Sletho par exemple. C’est bien évidemment ici que le voyageur trouvera les marchandises qui font la fierté de la ville ou les artisans les plus renommés. Les quelques boutiques de la famille du Scorpion Bleu, grands miroitiers connus dans tout Ebène, sont présentent dans ce genre de rues marchandes.


Organisation politique

Au sein de l’Empire d’Ebène, une ville se caractérise par la présence de murs d’enceinte, d’une garnison militaire et d’une population d’au moins un millier d’âmes. Au coeur de ces villes, on retrouve les quatre grands pouvoirs politiques qui dirigent la vie impériale. Prieur, Questeur, Consul et Bourgmestre forment le conseil et se chargent de rendre justice ainsi que d’organiser la vie des citoyens. Ce sont eux qui représentent les différents organes de l’Empire et qui font appliquer les nombreuses lois et coutumes qui régissent tout un chacun en ce monde. Au sein du conseil, appartenir à la noblesse n’est pas systématique. C’est le dernier échelon social où cela est possible. Les hautes sphères du pouvoir restent inaccessibles au grandes familles, malgré toute leur richesse. Parmi la vie sociale au sein de d’une ville, le clergé assure la cohésion et l’entraide entre les habitants, en plus de collecter pour l’Empire quelques taxes et impôts. Les différentes guildes y vont aussi de leurs cotisations, en échange de leur protection et de l’assurance de ne pas voir sa boutique partir en fumée…


Illustration rue de Sifalle

Construite presque entièrement par la guilde des constructeurs de Sifalle, la capitale impériale est un joyau d’architecture


L’Eglise au service de l’éducation

C’est en ville que se trouvent les plus grandes universités en Ebène. Si chaque église de Dracaelys a pour mission de former et d’éduquer ses ouailles, certaines se démarquent par la qualité et la profondeur de leurs enseignements. On trouve ainsi à Sifalle l’Université de Médecine, formée autour d’un ancien centre religieux. D’autres institutions sont indépendantes de la foi impériale et en tire parfois même une certaine fierté. C’est le cas pour les membres de l’Académie Impériale, formée par l’Empire d’Ebène pour rassembler les plus grands esprits du monde. Ils sont à l’origine de nombreux textes et manuscrits, critiquant parfois même le pouvoir ou l’Eglise.

[Importance de la culture en Ebène]