Le bourgeois, ou l’argent comme arme

Illustration de réunion borugeoise

Réunion de la haute bourgeoisie.

Rompus aux affaires et à la diplomatie, dotés d’une excellente éducation, nantis d’un lourd héritage tant culturel qu’économique, les bourgeois disposent en outre d’un passé militaire en plus d’armes et d’armures faites sur mesure. Du moins en théorie, car les plus riches bourgeois ne prennent pas le risque de voyager en personne, ils envoient des gens pour ça. Pour les autres par contre, le commerce et la vie d’aventure représentent une formidable opportunité. Richesses, nouveaux contacts et une vie riche en action les attendent pour peu qu’ils y survivent. Mais les choses sont un peu plus simple quand on peut compter sur ses richesses. Inutile de prendre les coups, il suffit de payer des bras pour frapper à sa place, et la chose s’étend à de nombreux autres domaines. Car au final, le nerf de la guerre c’est bel et bien l’argent.


Ventes et profits

Bien souvent, le bourgeois dispose de contacts au sein de plusieurs villes. En allant de l’un à l’autre, en vendant ses produits là ou ils rapporteront le plus, il est possible d’amasser rapidement un petit pécule. Cette somme sera ensuite réinvestie dans d’autres produits rares ou en armes et en gardes du corps afin de subir moins de pertes pendant les voyages. Évidement, le gros de la vie d’un bourgeois est faite de marchandage et de négociation, afin d’acquérir l’or nécessaire pour gagner en influence, les titres de noblesses coûtant relativement cher. Par le biais de ce petit manège, son nom va être reconnu de plus en plus à son arrivée en ville, jusqu’au jour ou son nom le devancera et la ville se mettra à préparer son arrivée. La renommée a quelque chose de très important pour une famille bourgeoise. Y veiller à chaque instant et en gagner de plus en plus fait partie des traditions.


Exploitation du peuple

Bourgeoise comptant le fruit de ses ventes

Bourgeoise comptant le fruit de ses ventes (Jul’O).

Le principe du commerce et par extension de la bourgeoisie repose sur l’exploitation du peuple. Acheter à bas prix des denrées à un paysan et les revendre en ville au prix fort fait partie des basiques. C’est assez moche mais c’est comme ça que le monde tourne. Les pauvres et les miséreux font ainsi bien souvent les meilleurs recrues pour certaines missions et font les frais des usages bourgeois. Le principe repose sur l’utilisation astucieuse de son entourage pour augmenter son propre capital, pécunier voire immatériel comme sa renommée ou son prestige. Servir d’escorte, de diversion, de chair à pâté, ou d’appât, les possibilités sont multiples. A chacun de trouver son propre usage.


Influence des guildes

Les guildes contrôlent le commerce. Inutile de chercher à contourner leur main mise, elles sont partout et sont en plus protégées par l’Empire. La seule manière de procéder consiste à jouer leur jeu et gagner leurs faveurs. En se faisant un nom et en gagnant de l’influence dans l’une ou l’autre des guildes il est possible de bénéficier de nombreux avantages. Laisser-passers aux postes frontières, entrées dans la haute société d’une ville, réductions, richesses à ne plus savoir quoi en faire. Leur faire ombrage par contre est un jeu dangereux. En plus de s’opposer à un ennemi commercial tentaculaire, on peut en plus se voir la victime d’un malheureux accident. La guilde de l’ombre compte parmi les plus proches partenaires de certaines des guildes les plus anodines ou les plus respectables de tout l’Empire. Sans compter celles faisant appel à eux régulièrement au vu et su de tous. Cette lutte constante pour gagner de l’influence au détriment des autres peut à terme mener à une guerre sans merci. Le gouvernement impérial se fait un point d’honneur à empêcher cela, servant de médiateur quand nécessaire, envoyant ses agents pour régler les soucis plus graves, intervenant directement quand c’est possible. Hélas, les guildes ont gagné au fil du temps des privilèges aujourd’hui irrévocable, allant parfois jusqu’à museler le pouvoir local.


Devoir de perpétuer la famille

La construction d’une dynastie ne se fait que petit à petit. Chaque nouveau membre se doit d’apporter sa pierre, aussi modeste soit elle, à l’édifice. C’est comme ceci que les plus influentes dynastie de l’Empire fonctionne. Le devoir d’un bourgeois est donc de tout tenter pour gagner en influence et en richesse. En parcourant l’Empire, il lui est possible de trouver de nouveaux contacts et de nouveaux débouchés pour son commerce. Sans compter le commerce direct qui viendra gonfler ses caisses.


Devoir envers l’état

Au final, le bourgeois n’a que peu de devoir envers l’état. Pourtant, il arrive que celui-ci lui demande de remplir certaines tâches. En bon citoyen impérial, il est difficile à un bourgeois de refuser. D’autant que même comme récompense rarissime, il n’est pas impossible de se voir anoblir de cette manière. Missions diplomatiques, renseignement, collecte d’impôt, parfois vente forcée de matières premières à bas prix dans des zones sinistrées, un bourgeois et sa famille se verra remettre une lettre cachetée contenant ses ordres de missions ainsi que les sceaux impériaux. A noter que le gros du commerce se fait en monnaie d’Ebène et en général au sein de l’Empire. Le commerce à l’étranger reste minoritaire, souvent laissé à leurs ressortissants. La monnaie étrangère, plus faible en teneur d’or et au cours bien plus fluctuant est laissé pour certaines occasions bien précises, pour mettre en confiance certains partenaires commerciaux ou pour tenter de se dégager un profit avec les taux de change. La spéculation, bien que rentable est pourtant à manier avec précaution.