Le chevalier, au service de l’Église de Dracaelys

Discipline, volonté et honneur

Discipline, volonté et honneur.

Bien qu’il soit probablement inutile de le rappeler, la présente description des chevaliers ne concerne que la seule foi de Dracaelys, les prêtres d’autres confessions ne peuvent et ne pourront jamais accéder au rang de chevalier de la seule véritable foi. Ainsi, armé de l’épée rituelle et revêtant la robe immaculée, ces hommes deviennent à la fois les garants de leurs croyances et des soldats au service du divin. Soumis à de nombreuses règles et à un rigoureux code moral, ces hommes constituent une force d’élite de cavaliers lourds. Les seuls à porter une épée longue effilée, leur arme peut percer même les armures de plates. Les corps inertes de leurs adversaires finissent souvent sous les sabots de leur destrier ou se fracassent contre leur pavois.


Un prêtre autant qu’un soldat

Formés tant à l’art du combat qu’à la liturgie, les chevaliers sont tout aussi capables de se battre et périr dans la gloire et l’honneur que de conduire une cérémonie. Cette double position, bien que aisément critiquable, est un avantage certain. Jamais un tel homme n’oubliera les raisons de son combat, jamais il ne restera insensible face à la misère humaine et la barbarie quotidienne. Choisi parmi ses frères novices, le chevalier sera formé très jeune au maniement des armes et à l’équitation. Bien que l’entraînement proposé dans les commanderies soit basique, l’acquisition du savoir nécessaire à la prêtrise prend la majeure partie du temps de travail d’une journée, la formation du futur chevalier sera ensuite complétée lors de son temps comme écuyer d’un de ses frères chevaliers.


La cérémonie de l’adoubement

“L’écuyer devra, comme le veut la tradition millénaire, satisfaire tant au combat que par son savoir trois de ses frères chevaliers. En parallèle, il lui faudra se montrer digne d’accéder à la prêtrise. Ensuite seulement il pourra prétendre à l’adoubement.”

Enseignement donné aux novices

Pinacle de la formation d’un chevalier, celui-ci se verra remettre au terme d’une nuit en prière, suivie d’une cérémonie sacrée, ses armes ainsi que son cheval. Son épée, remise par son seigneur lige représentera son engagement et sa capacité à défendre sa foi. Un suaire, offert par l’Église du lieu de sacre lui rappellera son engagement à vie. Enfin son armure, remise par les habitants du lieu de naissance du chevalier est l’exact reflet de sa position sociale, de ses origines, aussi modestes soient elles. En présence de trois de ses frères chevaliers, l’écuyer posera genou à terre face à un représentant du clergé. Une fois ses voeux prononcés, il se relèvera en entendant la phrase rituel “Sois sans peur face à tes ennemis. Sois juste et droit pour être aimé de Dieu. Dis toujours la vérité, même si cela doit te coûter la vie. Protège les innocents, et garde toi du mal. Tel est ton serment”. Désormais frère chevalier, il pourra seulement prendre un écuyer sous son aile pour transmettre ses connaissances après quelques années au service de sa foi. La cérémonie, souvent l’occasion d’une liesse populaire, est en public. C’est l’occasion pour tous de montrer leur engagement religieux et de se faire voir.


De l’équipement des chevaliers

Même si les armes de base d’un chevalier sont immuables, il existe pourtant de grandes différences entre l’équipement de deux frères chevaliers. De part leurs richesses d’une part, de leurs habitudes ou bien de leur conception même du combat. La différence de richesse tient avant tout des quelques types de chevaliers existants qui seront évoqués plus bas. Un chevalier est un cavalier lourd, doté d’une armure de plates et d’une épée bâtarde, s’abritant derrière un lourd pavois. L’armure d’un chevalier lui est propre. Reflet de son statut et de sa position, tant au sein même de l’ordre qu’a l’extérieur, elle est plus ou moins complexe. Composée parfois d’un simple plastron d’acier elle peut s’enrichir d’un gorgerin, d’épaulières ou même d’une côte de maille se glissant entre la robe immaculée et l’armure. Cette dernière souvent boudée en raison de son manque de confort et son huilage venant souiller la blancheur de la robe, se voit surtout portée par les plus guerriers cherchant l’efficacité avant l’apparat. A noter que certains chevaliers ont l’honneur de porter une robe cramoisie, distinction accordée selon leur rang à l’image des coutumes pratiquées dans l’église avec ses prêtres. Sauf si elle se voit détruite au cours d’un combat, il est peu courant qu’un chevalier change d’armure. Elle le suit généralement de son adoubement à sa mise en terre. Les chevaliers sont avec les empereurs les seuls humains à ne pas être incinérés à leur mort, pour que leur combat puisse continuer et leur image perdurer à travers les siècles.


Illustration représentant le combat d'un chevalier au cœur des enfers.

Illustration représentant le combat d’un chevalier au cœur des enfers.


 Honneur et code moral

  • Tu n’engendreras point de descendant
  • Tu ne posséderas pas de titre
  • Tu feras voeux de pauvreté
  • Tu seras juste et honnête
  • Tu te devras de combattre pour l’Empire
  • Tu revêtiras le mantel blanc immaculé
  • Tu ne porteras point d’autres blason que celui de ta foi
  • Tu refuseras les dons pécuniers, quoi qu’il arrive
  • A jamais tu respecteras tes voeux

Extrait du code moral des chevaliers


 Des différents types de chevaliers

“À genoux devant son Roi. Debout face à l’ennemi.”

Devise des chevaliers de cour

Même si l’ordre de la chevalerie est une branche du clergé, la noblesse en a détourné certaines charges et certains titres. Ainsi, il est courant pour un noble de commencer sa vie comme écuyer, au service bien sûr d’un autre noble et non d’un obscur chevalier mal dégrossi ayant grandi au fond d’une commanderie austère et obscure. Chevaliers autant que leurs autres frères, ils n’ont pourtant pas le droit à la prêtrise, ni même souvent l’envie ou la foi, et se contentent d’ajouter à leur blason la preuve de leur titre, ne pouvant pour cela compter ni sur leur bravoure ni même leurs actes quotidiens. Chevaliers de cour et non de bataille, on les nomme Sire Chevalier et non point Maître Chevalier. Bien que moins nombreux, l’engagement des autres chevaliers est beaucoup plus fort, plus sincère. Issus des novices de Dracaelys, ils se sont élevés au rang de chevalier par la seul force de leur foi. Jugeant assez mal leurs frères de cour, ils ne les côtoient finalement qu’assez peu. Seul le champ de bataille les fait guerroyer côte à côte. Il n’est en général plus temps pour les rancoeurs face aux ennemis de l’Empire, temps où chaque citoyen quel qu’il soit devient frère par les armes. Il va sans dire que l’armure d’un chevalier de cour est beaucoup plus somptueuse qu’une armure de chevalier quelconque. Chatoyante et polie, comme si elle et son porteur n’avaient connu ni les intempéries, ni le combat, ni même d’autres ambiances que celle feutrée de la cour impériale.


Les chevaliers du Temple

En l’an X72, l’Empereur Mathieu surnommé plus tard le fol, entre pour la première fois sur le sable de l’arène impériale pour participer à l’ordalie, face à un homme accusé de crime de lèse majesté. Son acte, une première sous l’Empire, inspirera plus tard un petit groupe de chevaliers et de simples hommes scandalisés par la dangerosité d’un pèlerinage vers le sud. La route en effet, passe par les territoires orcs où la présence impériale est quasi nulle et où les guerriers du crépuscule ne s’aventurent pas. Ces chevaliers créèrent l’ordre du temple pour escorter les pèlerins vers la ville sainte. Cet ordre, gagnant rapidement en puissance et en influence grâce à un fort soutien populaire, s’est vu officialisé par un texte écrit de la main de l’Empereur Romuald le dévot en X120 : l’éloge de la foi guerrière. Aujourd’hui, à l’aide d’un code moral et de règles extrêmement fortes, l’ordre accueille croyants et laïcs issus de tous horizons, à l’exception de la noblesse qui voit d’un mauvais oeil ce qu’elle considère comme un ordre saint composé de racaille. Imposant toute leur puissance, les templiers forcent le respect de la paix impériale dans tous les territoires orcs, n’étant que rarement défiés. Parfois même, l’ordre donne accès à l’Empire à certains laïcs recrutés hors des frontières impériales.


De la place des femmes

Impossible pour une femme d’accéder à la prêtrise dans la foi de Dracaelys. Du moins en Ebène. Loin au Sud, il existe des femmes, des prêtresses de combat, qui possèdent les même droits et privilèges que les chevaliers. Paradant en ville, combattant tout autant qu’un de ses frères, si ce n’est même plus, elles sont le summum de la puissance de l’Empire du Sud et de son clergé. Femmes à la réputation sulfureuse, elles sont connus tout autant pour leur grande beauté, notamment leur peau couleur de miel, ainsi que par leur équipement. N’hésitant pas à n’être vêtues que du sang de leur ennemi, elles manient souvent des armes longues à deux mains pour compenser leur manque apparent de force brute. Au nord cependant il n’existe aucun équivalent au titre de chevalier. Ni même chez les elfes.