Les régions

Depuis la création de l’Empire d’Ebène, le territoire est découpé à la manière féodale. Se calquant sur le découpage épiscopal déjà existant, le premier Empereur et ses conseillers ont créé des frontières qui existent toujours. L’empire est ainsi découpé en plusieurs duchés qui comportent quelques comtés. A la tête de ces duchés on retrouve les personnages les plus influents de l’Empire et notamment les grands électeurs qui choisissent les nouveaux empereurs. Si le nom de ces duchés viennent de l’histoire locale, les comtés sont eux nommés d’après leur chefs-lieux. Cela facilite d’ailleurs grandement les voyages des plus humbles aventuriers pour qui l’art subtil de la cartographie est une science obscure.


Les duchés les plus influents

Tous les duchés ne se valent pas, en terme de puissance militaire ou économique comme en taille. Les plus influents se situent naturellement le long du Nébra qui les lie au cœur de l’Empire. Au centre, le duché d’Imperia est le plus puissant de tous, même s’il ne comporte que quelques grandes villes. La capitale impériale suffisant amplement à assurer sa prospérité, il concentre et rassemble tous l’intérêt des autres duchés. Depuis quelques décennies, les duchés d’Osteria et de Camelia voient leurs revenus augmenter considérablement. Situés respectivement en aval et en amont du fleuve, ils sont les sièges de nombreuses guildes marchandes. Pour le premier cependant, ce n’est que l’un des deux comtés qui le compose qui prospère, le second étant dépeuplé et d’aucune valeur marchande ou presque.


Illustration fort frontalier

La vie aux marges de l’Empire est loin de valoir celle de la capitale.

 


Les régions frontalières

Les régions du nord bordent de grandes chaînes de montagnes et une forêt réputée infranchissable. Ces lieux sont inhospitaliers et sont de faits presque inhabités. Seuls quelques forts s’accrochent et tiennent encore l’ennemi en respect. Ainsi au nord, seule la ville de Sletho parvient à faire figure de capitale commerciale de toute la zone. Même si dans l’esprit du peuple, le village de Rivebois reste la poche impériale la plus septentrionale avant la frontière. Loin au sud, la frontière avec les steppes Orc est matérialisée par un profond gouffre naturel. Ce dernier, creusé par d’anciens ruisseaux, débouche selon la légende dans la vallée interdite qui elle sépare l’Empire des peuples garifs. Toutes ces régions se caractérisent par des conditions climatiques très différentes de celles du centre de l’Empire. Les zones urbaines se composent majoritairement de forts et les villages et hameaux sont quand à eux assez rares de par la présence de forces ennemies parfois en maraude sur nos terres.


La marche septentrionale

Le cas de la décapole est tout à fait singulier. Sous influence impériale, les villes franches qui la composent sont cependant indépendantes. Elles servent ainsi de zone tampon avec l’ennemi au Nord. En Ebène, les villes de la décapole sont largement méconnues et seuls quelques marchands s’inquiètent de leur sort.


Les régions oubliées

Pour terminer, il existe en Ebène quelques zones presques oubliées de la mémoire collective. On y retrouve par exemple les zones sauvages commes le duché de Jordania mais aussi quelques comtés vides de presque toute présence humaine. Les habitants des quelques hameaux qui s’y trouvent sont livrés à eux-mêmes et doivent lutter seuls contre la nature qui les entoure. Ces duchés et comtés sont ainsi autant de titres honorifiques à la cour impériale mais très en deçà des prestigieux titres de Sifalle ou d’Imperia. Enfin, les habitants du peuple souterrain qui vivent sous tout l’Empire d’Ebène sont traditionnellement exclus du découpage de l’Empire. Cet immense territoire et ses habitants, pourtant rattachés à l’Empire, préfèrent vivre en marge de la société. Presque ignorés de tous, ils rendent cependant d’immenses services à qui veut se déplacer secrètement d’un bout à l’autre d’Ebène.