Le bretteur, ou la force à l’état brut.

L'arme toujours prête à dégainer

L’arme toujours prête à être dégainée.

Anciens soldats, mercenaires, et autres gens d’armes forment le gros des bretteurs qui circulent dans l’Empire. En armes, équipés de protections de cuir ou de métal, ils sont la force de frappe à l’état brut. Force d’ailleurs qui en temps de guerre se retrouve sous la bannière impériale aux côtés des mercenaires engagés à l’étranger ou comme miliciens rappelés au service. En temps de paix cependant, ils passent de contrat en contrat, tantôt escortant un riche marchand ou un bourgeois sur les sentiers sinueux d’Ebène, tantôt traquant les bandits au coeur des bois. Si la récompense est conséquente, rien n’empêche un bretteur de passer du côté criminel et d’attaquer ces mêmes marchands ou de venir grossir les rangs des brigands. Rien si ce n’est une certaine conception de l’honneur, tant familial que personnel. Si le second n’est soumis qu’à son propre jugement, entacher le premier reviendrait à trahir les siens.


Un homme en quête de fortune, de gloire et de ripaille

Un bretteur, plus à l’aise au combat qu’en société (Jul’O)

Bien que le gain en or et en richesse matérielle reste la première raison pour partir à l’aventure et vivre de son maniement de la lame, il ne faut pas oublier un certain goût pour le danger. Nombreux sont les bretteurs à avoir exercé un autre métier avant de tout laisser de côté pour partir batailler sur les chemins. Artisans ou simples gens, bourgeois et parfois même nobles, tous ont après leur service à l’Empire développé l’envie de continuer à se battre pour leur propre plaisir. Ainsi, la vie de tels hommes se résume de la manière suivante : trouver une raison de se battre, se battre, fêter sa victoire. Le tout entrecoupé de séances d’entraînement, de vantardises et de voyages.


De l’équipement à la conduite en public

Bien souvent équipés d’une hache pour sa grand utilité tant au combat qu’en dehors, un peu comme les guerriers nordiques, les bretteurs complètent leur armement avec un bouclier, une dague, un glaive et parfois même une deuxième hache. Selon les personnes, un arc ou quelques hachettes de lancer peuvent servir à chasser et sont donc ajoutés à l’équipement. L’important en général étant de compléter l’équipement de son groupe ou de s’en sortir seul en milieu hostile. Parfois même il est possible de combiner tout cela en ayant un cheval pour transporter tout le matériel. Un ou plusieurs, tout dépend de la fortune initiale du bretteur. Parfois, certains bretteurs s’associent pour former une compagnie de mercenaires. De tels groupes sont très appréciés autant dans l’Empire qu’à l’étranger. En effet, ce sont les plus efficaces pour protéger les populations des brigands et autres créatures sauvages. Malheureusement, bien souvent les bretteurs prennent le parti de s’affronter les uns les autres. Il est visiblement crucial pour eux de se mesurer à tout concurrent potentiel qui se montrerait digne d’un bon combat. De là leur vient une certaine défiance et une réputation de fiers à bras belliqueux, souvent indignes de confiance et incapables de se tenir en société. C’est peut être d’ailleurs pour cela qu’ils parcourent les chemins loin de leurs familles souvent embarrassées par de tels comportements.


Un combat d'ivrogne parmi tant d'autres, l'occasion de parier son or ou de prouver sa valeur.

Un combat d’ivrogne parmi tant d’autres, l’occasion de parier son or ou de prouver sa valeur.


L’exhibition, un autre gagne pain

Duels, combats de taverne, combats d’arène, autant de manières pour un bretteur pour gagner un peu d’or en faisant montre de ses talents. Fréquemment, de tels spectacles sont organisés sur les marchés, voire dans les cours seigneuriales, pour divertir tant les petites gens que les plus nobles. C’est une occasion comme une autre de boire, manger et regarder d’autres se mettre sur la figure en beuglant. A ce genre d’occasions, des paris peuvent rapporter un petit pécule supplémentaire aux spectateurs ou aux combattants eux-mêmes. Parier sur son adversaire a beau être relativement risqué, pour des raisons évidentes de suspicion de triche, parier sur soi est au contraire une preuve de confiance et un moyen de prouver sa puissance. Attention cependant à veiller à préserver son honneur. Rares sont les bretteurs à s’abaisser à une joute contre un ivrogne. Une victoire trop facile ne rapporte en soi rien de plus que de s’esquiver humblement. Rares également sont les bretteurs à se voir honorés en étant invités dans une cour seigneuriale. C’est une promesse de gain social qui se convoite ardemment. On peut y voir la promesse d’un avenir, la promesse de goûter aux charmes de la noblesse ou simplement une bonne occasion d’impressionner les servantes du banquet. A chacun ses priorités.


Le bretteur comme compagnon de voyage

Voyager avec un bretteur comporte de nombreux avantages. L’envoyer au casse pipe prendre des gnons à sa place. Le faire combattre la plupart des créatures sauvages sans crainte de le voir tourner casaque. Le laisser ouvrir la marche dans un territoire hostile. Se servir de son charisme naturel de bagarreur pour dissuader un certain nombre d’ennemis… Et tout cela, il le fera par orgueil, sans réclamer récompense. Bien sur sa compagnie coûte relativement chère mais personne ne se retrouve lésé au bout du voyage. Enfin, c’est surtout valable pour les bretteurs digne de ce nom, tant il est vrai que tout le monde peut aisément se faire passer pour n’importe qui. Le premier combat sérieux se chargera de séparer le grain de l’ivraie.


Les mercenaires étrangers

Pratiquant une activité similaire, basée sur la violence et le meurtre, de nombreux orcs et autres étrangers tentent leur chance en Ebène. Souvent prisés pour leurs compétences exotiques et leur charisme, un orc armé jusqu’aux dents à vos côtés et la foule s’écartera toute seule devant vous, ils monnaient leurs services à prix d’or. Il sont souvent venus pour la première fois dans l’Empire comme mercenaires au service de l’armée et sont par la force des choses restés de notre côté des frontières. Parfois issus des marches extérieures, les chevaliers de l’ordre du temple se chargent de les éduquer et de les installer dans un comté. Ne gagnant souvent que la méfiance de leurs nouveaux voisins, la voie des armes reste la plus sollicitée dans leur cas. A noter que les mercenaires nordiques ne viennent souvent que pour se battre en arène et sont rarement autorisés à rester dans l’Empire par la suite.